Des communautés en santé: Les enfants ont un besoin crucial de communautés et de milieux sains, dans le sens le plus vaste. Les éléments d'une communauté saine sont nombreux et variés, y compris le milieu physique (eau potable, routes sécuritaires, logements convenables), des citoyens engagés (personnes qui ont des attitudes positives pour ce qui est de milieux sécuritaires et sains pour les enfants et les adolescents et qui sont prêts à les créer), des services convenables et accessibles pour tous les enfants et les adolescents, des liens communautaires solides qui renforcent la culture et les traditions, de même que la spiritualité. Des stratégies d'amélioration devraient tirer parti des atouts et profiter au maximum des forces déjà présentes au sein des communautés.
Des familles en santé: La santé des enfants et adolescents autochtones est inextricablement liée à l'identité, à la fierté et à l'estime de soi. Ces qualités, essentielles à une bonne santé, doivent être nourries et soutenues dans la famille et la collectivité et par le contenu sociétal. Dotés d'un sain sentiment de soi, les enfants et adolescents autochtones seront mieux en mesure d'affronter l'adversité et de maximiser leur propre sentiment de succès et de bien-être. Des familles solides jouent un rôle essentiel dans le développement de la résilience des enfants.
L'inégalité en matière de santé et de soins pour les enfants et les adolescents autochtones: Les enfants et adolescents autochtones affrontent des écarts graves dans leur expérience de la santé et des soins. Les raisons sont variées et incluent le racisme, qui entache de nombreux aspects de la vie des populations autochtones. C'est vrai, tant du point de vue individuel (entre praticien et son patient ou son client) que sociétal. Il faut admettre cette expérience, mieux définir ou exposer les expressions tangibles du racisme dans le milieu de la santé et des soins et mettre au point des stratégies pour y surmonter et y éliminer le racisme. Il faut également intégrer les pratiques de la médecine traditionnelle aux soins des enfants et adolescents autochtones, afin de percevoir ce type de médecine comme un atout plutôt que comme un obstacle.
Les répercussions de l'exclusion sociale et politique sur la participation significative des organismes autochtones: L'exclusion sociale et politique influe sûrement sur les individus, mais également sur les organismes dirigés par des autochtones qui travaillent en santé des enfants et des adolescents. L'exclusion a perturbé les relations entre organismes de santé et praticiens de la santé autochtones et non autochtones. Les organismes autochtones ont souvent été exclus de processus importants ou été appelés trop tard dans le processus pour leur permettre d'apporter une contribution valable. Les participants imaginent une nouvelle relation dans laquelle la population autochtone pourra jouer un rôle de chef de file à l'égard des problèmes de santé et de l'établissement de relations avec les dispensateurs de soins et organismes non autochtones. Ces nouvelles relations se caractériseraient par la réciprocité, le respect et l'équilibre des pouvoirs. Les organismes plus petits peuvent également éprouver de la difficulté à gérer tous les besoins de leurs clients et collectivités. Même s'ils connaissent les problèmes, ils peuvent être limités par un manque de ressources.
Le rôle de la collectivité de la santé: La collectivité de la santé pourrait contribuer de nombreuses manières à améliorer l'état de santé des enfants et des adolescents. L'une d'elles consiste à renforcer les liens entre les professionnels qui travaillent en santé des enfants et des adolescents et la collectivité, à mieux comprendre les perspectives autochtones de la santé. Une autre consiste à encourager et à soutenir les étudiants autochtones à embrasser des professions au service des enfants, des adolescents et des familles autochtones, y compris la médecine, les soins infirmiers, les services sociaux et d'autres. La collectivité de la santé pourrait également promouvoir la continuité des soins au sein des communautés autochtones.
Le rôle du secteur bénévole: Un secteur engagé, conscient des besoins de santé des enfants et adolescents autochtones, convaincu d'un processus coopératif pour améliorer les issues de santé, pourrait beaucoup influer sur le cours des choses. Le secteur pourrait également contribuer à une meilleure défense d'intérêts en santé. Il faut entreprendre des efforts vastes, stratégiques et coordonnés, dirigés par les organismes autochtones, afin de prôner des modifications qui seront bénéfiques pour la santé des enfants et des adolescents (p. ex., indemnités de santé non assurées, stratégie nationale de prévention des blessures, etc.). Les organismes nationaux du secteur bénévole devraient également aider à soutenir le développement des organismes du secteur bénévole à l'échelle communautaire. |